C’est pas facile

Ce matin, j’ai pris une demi-jouréne de congés pour aller faire quelques courses de Noël. Et ce soir, je vais chez le coiffeur. Entre temps, j’ai travaillé tant bien que mal et je me suis autorisé une petite visite sur un site de photos plein de modèles très agréables à regarder: Gareth-Watkins

En fait, c’est très chiant, Noël.

Je dois passer un temps non négligeable avant demain pour :

  • trouver des cadeaux ;
  • laver mes beaux vêtements ;
  • m’assurer un bon équilibre digestif, afin d’apprécier le repas demain soir ;
  • me couper et teindre les cheveux, pour « faire propre » ;
  • emballer les cadeaux ;
  • travailler ! Car je n’ai pas de vacances.

En plus de ça, je fête Noël « en famille, » avec ma maman, un frère et un petit morceau de famille du côté maman (ce qui en soi ne pose pas de problème, même si le morceau en question ne donne pas assez souvent à mon goût dans l’originalité), mais hélas, pas plus.

Ce qui signifie que passée l’euphorie d’un repas probablement correctement arrosé (j’ai veillé à ce que la réserve de Champagne et d’Absolut soit correctement pourvue), je me mettrai à tourner en rond sans trop savoir quoi faire.

Et si on ajoute à ça le fait que cette année, je n’ai rien prévu de spécial pour la St-Sylvestre, je sens que je vais passer deux jours bien ennuyeux dans les deux prochaines semaines, ennuyeux non pas en eux-même mais par contraste avec les récits que je ne manquerai pas d’entendre par la suite. J’ai déjà mal en pensant à ce que je n’aurai pas à raconter lorsque mon tour viendra : « qu’est-ce que tu as fait pour les fêtes ? » « Bah pas grand chose, j’ai passé Noël en famille. » « C’est chouette, non ? c’est une occasion de les revoir ! » « Mouais, j’ai bien mangé, mais au bout de quelques heures j’étais fatigué et je suis allé dormir. Et le lendemain je me suis fait chier. »

Mais bon, je ne vais pas être aussi négatif tout de suite.

Quoique.

Ça pourrait être pire : je pourrais me faire écraser, exploser, déchirer, étouffer, empoisonner d’ici demain soir, i.e. avant d’avoir pu profiter de ma dose de Champagne-Vodka. Ça pourrait être même encore pire : des gens que j’aime bien pourraient se faire écraser, exploser, déchirer, étouffer, empoisonner d’ici demain soir, et en plus d’être triste je devrais être triste tout seul.

Mais ça pourrait être mieux, aussi. Cette année, au lieu de me casser la tête à offrir plein de cadeaux à plein de gens, j’offre quelques cadeaux seulement (pour avoir bonne conscience, mais surtout parce que j’ai essayé de trouver du plaisir à offrir, et je n’ai trouvé ce plaisir que pour un tout petit nombre de personnes), dont une partie significative à… moi-même.

S’offrir des cadeaux à soi-même, c’est profiter du double plaisir d’offrir et de recevoir. J’ai hâte de les ouvrir demain soir. :)